Vernissage exposition - "Au pied du mur", par Hugo Ribes
En quelques années, les cités sont devenues banlieues puis quartiers populaires, les Zup se sont transformées en Zep puis en QPV. Derrière ces mots ou ces acronymes, une réalité qui ne change pas vraiment. Des quartiers dont on entend parler quasi exclusivement lors de moments de tension. Le narratif se répète, il s’agit d’émeutes, de trafic, de violences dans des zones de non-droit et aujourd’hui, d’islamisation. Derrière ces mots ou ces acronymes une réalité qui ne change pas vraiment. Des quartiers dont on entend parler quasi exclusivement lors de moments de tensions. Le narratif se répète, il s’agit d’émeutes, de trafic, de violences dans des zones de non droit et aujourd’hui d’islamisation.
S’ensuivent de véhéments débats sur le laxisme politique, policier et judiciaire. Sur la nécessité de durcir les peines, de sanctionner toujours plus… C’est un bruit de fond, une petite musique qui se répète, à laquelle on finit qu’on le veuille ou non, par s’habituer. Des propos souvent caricaturaux qui occultent une autre réalité, bien plus complexe et quotidienne.
C’est à cette dernière qu’Hugo Ribes s’intéresse. En abordant la question de la jeunesse il interroge autant les notions de territoires que d’identités, mais aussi et surtout de possibles.
Que peut la volonté individuelle face à la puissance d’un système qui souvent rejette ou stigmatise ? Comment cesser de tourner en rond, sortir du cercle des injonctions internes ou extérieures. C’est que le quartier à cette double fonction, toute à la fois rassurante et limitante. C’est le quartier cocon/carcan comme le décrit et le démontre très bien le photographe.
Au pied du mur est une image autant qu’une réalité qui trouve se place… sur nos murs
Bertrand Gaudillère